La Sœur de Shakespeare

Connaissez-vous Judith Shakespeare, la sœur de William ? Virginia Woolf l’a rencontrée.

De Juliette Marie, Inès Amoura, Solenn Goix et d’après Virginia Woolf, traduction Jean-Yves Cotté
Mis en scène par Juliette Marie
Avec Inès Amoura et Solenn Goix
Collaboration artistique : Sarajeanne Drillaud
Compositions originales : Inès Amoura
Conseils techniques : Janfi Viguié et Tom Ménigault
Remerciements : Aude Denis, Maxime Coulbeaux et Elsa Depardieu
Photographie : Christophe Raynaud de Lage
Production : Compagnie Reme

Et si Shakespeare avait eu une sœur ?
Une sœur tout aussi brillante, aventureuse et indocile que lui.
Virginia Woolf l’a inventée : Judith Shakespeare.
Elle monte enfin sur scène, avec son désir, sa colère, son humour, et tous les murs qui se dressent devant elle.
Entre chant, mime, danse, marionnette et adresse au public, la pièce, ludique et poétique, explore les conditions de création des femmes artistes à travers les siècles, jusqu’à aujourd’hui — que reste-t-il de toutes les pages manquantes de l’Histoire ?

Spectacle né à la Flèche

Prix de la mise en scène et de l'interprétation féminine aux Lauriers 2025 du théâtre indépendant.

Durée : 1h05
Genre : Théâtre
À partir de : 12 ans

Horaires

Du 04 avril au 31 mai 2026

Affiche

Vidéos

Presse

L'Autre Scène

Les deux comédiennes mise en scène par Juliette Marie dansent le texte. Nous sommes captivés. Le talent des deux comédiennes et la scénographie épurée, qui laisse toute la place au texte et aux corps, finissent de porter haut une parole frontale, directe, toujours traversée d’émotion, souvent d’éclats d’humour inoubliables. Une pièce importante…

La Revue du Spectacle

"La Sœur de Shakespeare", une création originale, corrosive et lumineuse d'après Virginia Woolf
Inès Amoura et Solenn Goix, sous la direction de Juliette Marie, font de cette conférence un moment de partage amusé face à l'entêtement pathétique, mais aussi tragique, que les sociétés d'hommes ont déployé pour réduire l'esprit des femmes à leurs propres intérêts et leurs seuls besoins. Les musiques (incluant des compositions originales d'Inès Amoura) ainsi que le jeu très vif des deux actrices donnent un bon rythme au spectacle. L'ironie alterne avec le drame, avec générosité et talents…

Avec une grande fluidité, Juliette Marie signe une mise en scène remarquable incarnée par un duo vibrant de lucidité d'humour et d’émotion. Juliette Marie condense toute l’intensité de l'essai de Virginia Woolf pour dire l’injustice, l’empêchement et l’invisibilisation de la moitié de l’humanité…

C’est vivant, éloquent et réjouissant. Un beau discourt féministe qui rend hommage aux femmes d’hier et d’aujourd’hui.

Coup 2 Théâtre

Le texte est drôle et plein d’esprit. Les répliques sont teintées d’humour, les réflexions sont riches, les chansons sont interprétées par la magnifique voix d’Inès Amoura au charisme incroyable et Solenn Goix est espiègle à souhait…

Un Fauteuil pour l'orchestre

Dans une mise en scène d’une intelligence créative lumineuse, Juliette Marie enchevêtre de manière subtile les vies de ces deux héroïnes, qui se rencontrent à travers les siècles. Les époques se répondent et viennent évidemment faire écho à la nôtre. Le duo complice a la tendresse et la vigueur de la sororité. L’interprétation précise et délicate est un délice…

Holybuzz

Le texte est ciselé, engagé, précis, descriptif, vivant.

Singulars

La jeune autrice et metteuse en scène signe une première création théâtrale pleine d’esprit et de punch.

Plein de gravité et de légèreté, de drôlerie et de sérieux.

Le spectacle évite avec brio tous les écueils qui se dressent sur la route d'un thème on ne peut plus actuel sur l'invisibilité des femmes dans l'art, au premier rang duquel le moralisme et le didactisme. Il y a ici suffisamment de distance, d'humour, de faculté à sonder les contradictions pour que le piège militant ne se referme pas sur ce spectacle.

— Olivier Celik, L'Œil en mouvement
Blog Culture SNES FSU

Spectacle lumineux, texte passionnant, réjouissant et tout à fait nécessaire

Dire que c’est jubilatoire serait un doux euphémisme. Certes « La sœur de Shakespeare » est un texte féministe mais il l’est avec le sourire, avec une douce ironie qui ne laisse pas les hommes (trop peu nombreux dans la salle) sur le côté. Parti de l’écriture de Woolf, « La sœur de Shakespeare » a été enrichi par les improvisations des comédiennes, désormais intégrées dans le texte de la pièce. Le spectacle y a ainsi encore gagné en spontanéité et en contemporanéité.

Froggy's Delight

Juliette Marie parvient à mêler intellect et corps dans un spectacle original en diable, d'une réelle élégance et qui propose un magnifique duo de comédiennes dirigées avec beaucoup de délicatesse.
Inès Amoura est une maîtresse de cérémonie formidable à l'aise dans tous les registres et impressionnante dans le chant. Solenn Goix compose avec grâce une Judith éthérée et vibrante.
Avec "La soeur de Shakespeare", Juliette Marie évite l'écueil du manichéisme avec une proposition dynamique, brillante et ludique.
Elle en fait un poème universel, une œuvre résolument féministe ainsi qu'un magnifique message d'espoir !

Coup d'Œil

Restant assez fidèle à l’ouvrage tout en s’appuyant sur une écriture au plateau avec ses comédiennes, Juliette Marie signe un premier travail remarquablement vivant, dans lequel les propos résonnent avec une modernité mordante. En faisant appel à diverses formes scéniques – l’adresse directe au public, théâtre d’objet, marionnette, mime, danse, chant –, elle signe une mise en scène pleine d’esprit, dans laquelle poésie et humour forment une joyeuse symphonie féministe et pertinente.

Tatouvu

En pointant du doigt le pouvoir, l'argent, l'influence qui sont encore et toujours aux mains des hommes, le propos n'est que plus actuel et, si le propos est évidemment romancé, il résonne fortement car il est documenté et pose la question, originale d'ailleurs, de "l'esprit androgyne" qui stipule que le processus de création ne saurait être "genré". Autrement dit, il peut être masculin ET féminin. Entre slams et autres chants, les corps se délient sur scène et la connivence atteint son paroxysme quand les deux femmes laissent leur emprunte sur le mur de livres. Ce qui nous renvoie à un autre air : "Résiste, signe et persiste". Le public, lui, ne saurait résister à une standing-ovation, amplement méritée. Pépite !

Partenaires

Soutiens

EMS – École de mise en scène, Théâtre Silvia Monfort, Théâtre des Quartiers d'Ivry – CDN du Val de Marne, Artagon Pantin, Bastide de l'Estré, Commune d'Indre, SPEDIDAM, Studio Beau Labo Montreuil