Toute une vie sans se voir

Succès - Reprise

Véronique Sanson et Michel Berger ou l’incarnation du mythe d’Eurydice et d’Orphée

De Julie Rousseau et Bastien Lucas
Mis en scène par Stéphane Olivié-Bisson
Avec Julie Rousseau et Bastien Lucas
Production : Sostenuto

En 1949 naît une héroïne.
Celle qui deviendra la première chanteuse pop française.
Celle qui quittera son amoureux comme dans un film, en allant acheter des cigarettes.

En 1973, Véronique Sanson quitte Michel Berger. Et même si elle regrettera la manière dont elle l’a fait, elle ne regrettera jamais son départ. Et cette culpabilité nourrira la majorité de ses chansons.

Michel et Véronique vont s’écrire tout au long de leurs discographies, à travers des chansons que l’on retrouve parfois au fond de vieux disques, parfois au grand jour des ondes radio. On y découvre, comme un trésor, une relation épistolaire passionnée, révélant le manque et la souffrance d'être loin.
Cette histoire, qui dépasse largement ce couple romantique, contient tous les ingrédients d’un mythe, y incarnant les aspects de la condition humaine.

Toute une vie sans se voir propose comme une relecture moderne d'Orphée et Eurydice, ces deux amants condamnés à ne plus pouvoir se regarder.

Durée : 1h15
Genre : Théâtre Musical

Horaires

Du 15 février au 07 avril 2024

Relâche : 30 mars


Tarifs

Affiche

Presse

Au Balcon

En reprenant les morceaux phares de l'une et de l'autre, Julie Rousseau et Bastien Lucas retracent la correspondance musicale qui unira Sanson et Berger jusqu'à la fin, des années après leur séparation. Avec habileté, les deux comédiens entremêlent les chansons des deux artistes ; accords Berger sur lesquels glissent les paroles de Véronique Sanson et vice-versa, le spectateur (re)découvre à quel point leurs musiques étaient similaires, empruntes d'une même mélancolie, d'un regret commun. Au fil des chansons et des mélodies, narrant en filigrane le mythe d'Orphée et Eurydice, ces amants maudits, Julie Rousseau et Bastien Lucas laissent imaginer les retrouvailles du couple autour d'un même piano et cela en est très touchant.
Il faut ici saluer la qualité musicale de ce spectacle où les deux comédiens jouent du piano et chantent merveilleusement bien.

Regard en coulisse

Sur scène, Julie Rousseau et Bastien Lucas permettent, par l’excellence de leur prestation, de se plonger ou replonger dans le répertoire de deux très très grands talents. La rupture brutale (Véronique Sanson, amoureuse de Stephen Stills, quitte Michel Berger durant l’enregistrement d’un album, prétextant aller chercher des cigarettes…) aura servi comme un engrais fertile dans l’inspiration des artistes, qui s’envoient des “messages personnels” au travers des textes de leurs chansons. Une fois encore, le choix des titres et l’interprétation formidable invitent le spectateur à pénétrer dans cet univers où la poésie permet de rester debout, de supporter les choix (pour Véronique Sanson), l’incompréhension et l’absence intolérable (pour Michel Berger). “Le Maudit”, “Le Temps assassin”, “L’un sans l’autre”… Un spectacle subtilement bouleversant.

Télérama Sortir TTT

Deux interprètes rejouent l'histoire d'amour malheureuse de Michel Berger et Véronique Sanson, croisant leurs répertoires par-delà les sempiternels tubes. (…) Le dialogue musical est très réussi, grâce à la justesse vocale ainsi qu'à la vigueur des artistes (épatante Julie Rousseau), qui rappellent les originaux dans l'intention, sans jamais tomber dans l'imitation. Un véritable plaisir.

Télérama Sortir TTT

La correspondance musicale entre Véronique Sanson et Michel Berger, leur histoire d’amour (vécue au quotidien, puis sublimée) est suffisamment romanesque pour inspirer pas mal de monde, mais les premiers à l’avoir transposée sur une scène resteront Julie Rousseau (qui portait le projet depuis quelques années) et Bastien Lucas. Leur atout majeur est le même que celui de leurs aînés : la musique.
En effet s’il ne fallait retenir qu’une seule chose (et ce serait dommage) de ce spectacle, c’est leur virtuosité au piano, leurs arrangements subtils et/ou carrément inattendus (le sommet étant sans aucun doute atteint avec un décapant Fais attention à mon amour), leur facilité (du moins en apparence) à entrelacer les chansons, à glisser des accords de l’une dans une autre, leur amour de Bach (dont on finit par croire qu’il est à l’origine de tout)… Rien que pour ces précieux détails, il faut voir le spectacle plus d’une fois, les oreilles bien aiguisées.

Spectactif

Stéphane Olivié-Bisson met en scène ce spectacle musical avec une attention délicate et douce. De celles d’un conteur qui ménage son auditoire pour lui révéler avec une façon de tendresse l’impossible oubli d’un amour déchu, vif tout le long et sans doute à jamais, de deux amants du passé devenus amoureux éternels. La musique résonne en permanence et colore les situations, les regards et les propos. La mise en vie nous laisse pantois, nous captive et nous touche droit au cœur. Le doute et l’interrogation s’immiscent devant la découverte de cette histoire improbable, laissant notre imaginaire agir et bousculer la raison. C’est en cela que le spectacle fait éclater sa splendeur. On ne sait pas bien si la mélancolie l’emporte sur la nostalgie ou si le regret se bat contre le remords.

Deux pianos sur le plateau, Julie Rousseau et Bastien Lucas jouent et chantent, et l'émotion nous étreint dès leur premier duo pour ne plus nous lâcher. Les jeux sont justes, sensibles et teintés des couleurs de la passion. La musicalité est éclatante, tonique et sait se faire tout autant douce et tendre. L'ensemble est tissé des fils de l’amour. Une prestation formidablement prégnante. Chapeau bas les artistes.

Le Dauphiné Libéré

Un moment de grâce qu'ont offert aux spectateurs les deux artistes, par la beauté des textes et la qualité musicale, mais aussi par les talents de chanteur et de musicien de Julie Rousseau et Bastien Lucas. Une interprétation et une mise en scène particulièrement réussie sur des arrangements originaux qui donnent un spectacle superbement construit.

Le Dauphiné Libéré

Cet Orphée moderne, ce sont les chansons de Véronique Sanson et de Michel Berger. Des chansons qui existent déjà, parfois au fond de vieux disques, parfois au grand jour des ondes radio, mais qu’il faut rassembler comme les pièces d’un puzzle pour y comprendre les messages personnels codés ou distillés.

Je n'ai qu'une vie

J’ai ressenti un immense plaisir à suivre leur histoire, à sentir leurs émotions se construire, à sentir mes poils se dresser sur certains duos (Ah, Seras-tu là !). Ce n’est pas le récital nostalgique d’une ancienne légende, c’est un merveilleux dialogue chanté qu’on suit avec immense plaisir, et que le public a salué d’applaudissements unanimes et enthousiastes.

Avis Spectateurs

5,0 étoiles sur 5 avec 5 votes

  1. Magnifique

    Un spectacle exceptionnel, quand on connaît la discographie de Michel Berger et Veronique Sanson, le travail de symbiose est parfait, les pianos s’accordent, les mélodies se répondent. Une poésie ultime, je n’ai jamais rien entendu de plus juste qui retrace cette histoire hors du commun. Un magnifique travail de pianistes, des voix remarquables.
    J’espère que la grande Veronique aura eu l’émotion et le plaisir de les écouter. Un moment inoubliable, rempli d’émotions, qui ne tombe pas dans le cliché. Bravo !

    5 étoiles Avis déposé par Marie,

  2. Sanson et Berger, talent, émotion

    Un « montage » croisé et intelligent des chansons de Véronique et Michel qui se répondent mais pas seulement ; les auteurs/interprètes les mixent aussi.
    Un jeu pianistique parfait et inventif, une interprétation tout aussi parfaite sans vaine tentative d’imitation.
    Un très bon moment plein d’émotion, où on oublie très vite le côté un peu artificiel du recours au mythe, pour se laisser emporter par l’évidence de cet échange de messages personnels discographiques sur cet amour enfui.
    A voir pour les fondu.es des deux artistes et les autres.

    5 étoiles Avis déposé par Zoé,

  3. Quelques mots d’amour…

    Moment parisien exceptionnel avec cette « micro-médie musicale » pour deux pianos-voix autour des œuvres de Véronique Sanson et Michel Berger.
    Le mythe d’Orphée et d’Eurydice est revisité autour des amours contrariées de ces deux artistes.
    Un choix de chansons intelligent, des interprétations sensibles et justes jusque dans les soupirs et les silences… Des pianos complices tantôt suspendus dans l’émotion pure, tantôt lâchés comme des cris d’amour… Un chant clair, délicat et profond jamais inutilement virtuose… Une mise
    en scène limpide… Maxi merci Julie Rousseau et Bastien Lucas…

    5 étoiles Avis déposé par BONNEAU Manuel,